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Dans
l'esprit de beaucoup de gens, le culte des reliques est lié à l'ignorance
et à l'obscurantisme.
Les conceptions à l'honneur, aujourd'hui, dans les Églises chrétiennes et
même dans l'Église catholique, considèrent avec méfiance ou même dérision,
ces survivances d'un autre âge, d'autant plus que de nombreuses reliques se
sont révélées être des copies ou l'œuvre de faussaires.
Pourtant, on ne prête qu'aux riches et " s'il y avait de fausses reliques,
c'est que d'autres étaient authentiques (
François Le Quéré, in " La Sainte Tunique d'Argenteuil ", F-X de Guibert,
Paris, 1997, 163pp. ).
Il n'est pas surprenant que
les apôtres et surtout la Vierge Marie, aient pieusement recueilli et conservé
les témoignages matériels du passage de Jésus parmi eux.
Nous en ferions autant aujourd'hui et nous serions, à juste titre, attristés
si nos héritiers se gaussaient de ces vestiges.
On peut donc leur accorder, au moins, une présomption d'authenticité.
Cette présomption devient certitude lorsque la science confirme la tradition.
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Les Reliques -
Parmi les conditions nécessaires à la consécration
d'une église, et en dehors de toute considération sur la géographie sacrée
(emplacement, orientation, etc.), la petite niche creusée dans l'autel d'orient
doit contenir des reliques du saint auquel est consacré l'église.
La période allant du XI au XIVe siècles voit surgir des milliers d'églises
plus ou moins importantes dans l'Europe chrétienne et la demande de reliques
est donc très forte.
Or, cette période est aussi celle des croisades dont profitent les chrétiens
pour piller toute la région du Proche-Orient.
Si la libération des lieux saints et le pèlerinage
au Saint-Sépulcre étaient, en apparence, au centre des préoccupations de l'époque,
reprendre la Terre sainte aux Infidèles ne fut pas le seul objectif : on s'empara
également des trésors accumulés durant des siècles, et pilla la " Jérusalem
céleste ".
L'inconscient collectif, le rêve de l'unité romaine poursuivi par la papauté,
ainsi que les convoitises de Venise sur la métropole du commerce en Méditerranée
ont amené les abus que l'on sait.
Les fastes de l'Empire et les richesses de Constantinople ne pouvaient qu'exciter
la cupidité des Latins, et le pillage systématique de reliques et d'objets
luxueux fut aisément justifié.
Le sac de Constantinople en 1204 est le principal facteur d'importation massive
de reliquaires byzantins en Occident.
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Grande était la réputation de l'Orient
pour le travail de l'orfèvrerie, notamment de l'émaillerie.
La production d'objets liturgiques est vaste et variée. Les études récentes
tendent à démontrer que Constantinople n'avait pas le monopole de cette
production.
Le rôle des provinces reste cependant difficile à évaluer.
Des ateliers, dont la production est supposée vers la fin du XIème siècle,
devaient exister dans les villes importantes, comme Thessalonique (plaque
de saint Démétrius de Berlin ) ou Corinthe, ainsi qu'aux frontières
de l'Empire, dans les Balkans, en Géorgie, en Russie et en Italie.
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En Occident, les trois foyers artistiques les
plus actifs sont alors Paris, Venise et Assise, dès la mort de saint François,
en 1225.
L'importation des reliquaires constantinopolitains
a suscité plusieurs types de réactions : conservation de l'objet dans son
intégralité, intégration sous une forme nouvelle et imitations.
En plus des reliquaires de luxe, circulaient d'Orient en Occident des objets
à usage privé de production massive, tel les encolpia .
Ces croix en bronze ou en feuilles d'argent sont généralement décorées d'un
Christ en croix d'un côté et d'une Vierge de l'autre.
Au VIIe siècle, les pèlerins rapportaient des
ampoules en plomb de Terre sainte, avec des représentations de scènes de la
Passion.
Cette tradition s'est poursuivie aux XIe-XIIIe siècles.
Dès le XIIIe siècle, on assiste également à un transfert de flacons de cristal
de roche d'Égypte fatimide et d'ampoules en verre syrien, dont les montures
ont généralement été réalisées en France ou à Venise.
Importantes sont les pertes de reliquaires
travaillés en or et en argent.
Seuls furent sauvés ceux qui renfermaient les reliques les plus vénérables.
Cependant, la diversité des formes et la richesse des matériaux mis en oeuvre
se laissent cerner.
La plupart des pièces qui nous sont parvenues de cette époque du Moyen Age
relèvent d'un haut niveau d'exécution.
Assimilation, intégration et copies : telle sont les caractéristiques qui
permettent de résumer cette ambiance culturelle de deux mondes chrétiens se
rencontrant.
L'apport majeur de Byzance sur les mentalités
occidentales et sur l'art du monde latin aura été de changer son rapport au
sacré et d'oser présenter la relique, plus que de suggérer simplement sa forme,
ainsi que d'architecturer ses reliquaires.
Si le pillage de 1204 représente une date clé,
des oeuvres étaient déjà parvenues en Occident bien avant ; de même, l'importation
d'objets se poursuivit encore jusqu'au dernier quart du XIIIème siècle
Le culte de la relique est cependant beaucoup
plus ancien que le christianisme.
Tous les peuples ont toujours accordé beaucoup d'intérêt aux restes des rois
et des chefs dont ils espèrent obtenir force et sagesse.
Les Grecs, par exemple, conservaient les cendres de leurs héros pour protéger
leurs cités.
Pour ce qui concerne le christianisme, la conservation
et le culte des reliques ( indirectes ou de contact et restes corporels )
débutent avec Etienne, le premier martyr (Actes, 8:2).
Ceux-ci se développèrent d'abord dans l'Église d'Orient et, à partir du IIIème
siècle, dans l'Église d'Occident.
Dès 269, le pape Félix ordonne la célébration des saints mystères sur les
tombeaux des martyrs.
Rapidement, les reliques de la Passion, avec la découverte de la vraie Croix
attribuée à sainte Hélène en 338 et 347, jouèrent un rôle de premier plan.
A partir du Vème siècle, l'existence de la couronne et du roseau est attestée.
Dès lors, la possession des reliques devient
rapidement une obsession et on n'hésitait pas à se les procurer par la force
ou le vol.
Les moines de Conques vont par exemple dérober les reliques de sainte Foy,
hébergées à Agen, pour des raisons bassement économiques, puisque les pèlerins
en route vers Compostelle passaient par Rocamadour et non par Conques.
Ce vol prit ensuite le nom de "translation miraculeuse".
En 386, l'empereur de Constantinople doit interdire officiellement le déplacement
et la vente des ossements des martyrs.
Le culte des reliques est d'ailleurs à l'origine
du Saint Graal, puisque Joseph d'Arimathie avait récolté le sang de Jésus
dans le fameux vase qui arrivera, selon la tradition, aux Saintes-Maries de
la Mer.
C'est également ainsi que les reliques de sainte Anne, la mère de la Vierge,
arrivent à Apt (Lubéron).
Les reliques conservées dans certaines églises
heurtent le bon sens le plus élémentaire.
Deux villages français voisins possèdent le corps entier du même saint.
Mais une église d'Allemagne contient une plume de l'archange Saint-Michel.
Nous connaissons aussi huit prépuces de Jésus, sans parler des tonnes de morceaux
de la Croix, des milliers d'épines de la Couronne, des litres de lait de la
Vierge, des mètres de cordon ombilical et des centaines de dents de Jésus.
:)
En 1247, celui que l'on appelle saint Louis,
Louis IX, fit construire la Sainte-Chapelle pour abriter les reliques volées
à Constantinople.
En voici la liste telle qu'elle a été établie dans la lettre adressée par
Baudoin à Louis IX :
- "une très grande partie de la très sacrée
croix, sur laquelle Jésus fut supplicié
- du sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ
- des langes dont Notre-Seigneur fut enveloppé
en son enfance
- du sang miraculeusement distillé d'une image
de Notre-Seigneur frappée par un infidèle
- la nappe de la Cène
- un grand fragment de la pierre du sépulcre
où Jésus-Christ fut enseveli
- du lait de la Sainte Vierge
- le fer de la lance dont Notre-Seigneur fut
frappé
- [...]
- la robe de pourpre dont on revêtit Notre-Seigneur
par dérision
- le roseau que l'on mit dans la main du sauveur
en manière de sceptre
- l'éponge vinaigrée qu'on lui présenta
- un morceau de son suaire
- le linge dont il se servit pour laver et
essuyer les pieds de ses apôtres
- la verge de Moïse
- le sommet du crâne de saint Jean-Baptiste
- ....
Cependant, et malgré tous ces excès qui seraient
ridicules s'ils n'étaient pas aussi tragiques, le culte des reliques est traditionnel
et rejoint le culte des ancêtres.
La conservation, et même parfois la consommation, des restes des êtres doués
de qualités telle que le courage ou la piété, recouvre une signification profonde
dont l'ampleur dépasse largement le cadre chrétien.
LE SOUDARION DE LA CATHÉDRALE
D'OVIEDO
La cathédrale d'Oviedo en Espagne, conserve
depuis le XIe siècle, un linge de lin de 84 cm sur 53 cm, vénéré comme étant
une composante du Suaire du Christ
( Sudario del Señor : Actas del 1 Congreso
Internacional sobre El Sudario de Oviedo. Publié par le Centre Espagnol de
Sindonologie, Valence, 1996, 494pp.
).
Ce linge ne comporte aucune image mais de nombreuses
taches de sang et de liquides physiologiques.
Une étude scientifique aussi rigoureuse que celle qui a été menée sur le Linceul,
en 1978, par l'équipe américaine du STURP, a été menée par des scientifiques
espagnols, assistés par des membres du STURP.

Le Soudarion de la cathédrale d'Oviedo.
La composition des taches indique que l'homme
dont le visage a été recouvert par le linge, est mort crucifié.
Ces liquides se sont en grande partie écoulés du nez et de la bouche lorsque
le corps fut descendu de la croix.
La disposition des taches montre que le Soudarion a été enlevé puis replacé
sur le visage à cinq reprises, comme l'indiquent les cinq groupes de taches,
en dégradé, retraçant les différentes stations de la mise au tombeau.
Des expériences menées sur un modèle vivant ont montré que l'homme, au moment
de la mort, était en position verticale, la tête penchée avec un angle de
70 degrés vers l'avant et de 20 degrés vers la droite, ce qui indique qu'il
a été crucifié.
On distingue sur le linge, de petits trous provoqués, soit par des agrafes,
soit par des épines et des altérations superficielles de la surface du linge
pourraient être dues à la présence de vinaigre (
n'a-t-on pas donné au Christ du vinaigre en
guise de boisson lors de la passion ?
).

Superposition d'un groupe de taches
présent sur le Soudarion au schéma du visage du Linceul
(in "Sudario del Señor" édité par le Centro español de Sindonologia)
L'étude du Soudarion procure suffisamment d'indications
pour suggérer qu'il a été en contact avec l'homme du Linceul pendant son supplice.
La première coïncidence est la présence de sang du groupe AB sur les deux
linges ( voir chapitre 1 -
Le
Saint Suaire ).
La longueur du nez calculée d'après les taches
du soudarion est la même que celle du nez de l'homme du Linceul.
En superposant les taches du soudarion au visage du Linceul, on est frappé
par la concordance qui se dégage de cette superposition.
Par projection superposée d'images polarisées des deux reliques, le Docteur
Alan Wangher, a relevé 70 points de coïncidence entre elles.
Il faut savoir qu'une quinzaine de points de coïncidence suffisent pour authentifier
des empreintes digitales.
Ces points indiquent que le soudarion d'Oviedo a recouvert le même visage
que le Linceul de Turin et que les deux linges ont, dès lors, la même antiquité.
Il a été ôté avant que le crucifié ne soit
mis dans le Linceul et mis à part, à une autre place, car sinon, il aurait
fait obstacle à la formation de l'image. Le soudarion présente de nombreux
plis, clairement identifiés à la lumière rasante, qui correspondent à ceux
que l'on obtient en plaçant une serviette autour d'une tête.
En l'ôtant ensuite par le sommet, la serviette, une fois déposée, demeure
enroulée sur elle-même... .
Ceci évoque, avec une troublante précision, le "suaire qui avait couvert la
tête de Jésus, roulé, non pas avec les linges mais à part, à une autre place"
(Jean 20, 7)
LA "SAINTE COIFFE" DE LA
CATHÉDRALE DE CAHORS
La cathédrale Saint Etienne de Cahors (*) conserve
une étrange relique attribuée au Christ par une tradition très ancienne.
Il a la forme et les dimensions d'un bonnet laissant le visage à découvert
et muni de deux pans destinés à le fermer sous le menton : ce dispositif expliquerait
pourquoi, la barbe paraît comme poussée en avant sur l'image tridimensionnelle.

Le reliquaire de la Sainte Coiffe vu
de droite.
La Coiffe est constituée de huit linges superposés
et cousus ensemble, bordés d'un ourlet.
Des taches de sang, situées sur les côtés intérieurs de la coiffe complètent
celles qui sont visibles sur le front et la nuque de l'homme du Linceul et
dessinent ainsi le tracé complet d'une couronne de blessures provoquées par
des épines.
Fait peu connu, la coiffe présente les caractéristiques d'un bonnet que les
juifs appelaient Pathil et dont ils avaient coutume de recouvrir la tête de
leurs morts.
Le genre unique de sa confection fait qu'il est sans pareil avec d'autres
suaires attribués au Christ et sa singularité même plaide en faveur de son
authenticité, authenticité qui n'a d'ailleurs, jamais été contestée.
La confrontation de la coiffe avec le Linceul
pose deux problèmes distincts selon qu'il s'agisse de l'image frontale ou
dorsale.
Sur l'image frontale, il semble évident que si le Seigneur avait eu le chef
recouvert de cette coiffe lorsque son corps fût déposé dans le Linceul, on
n'aurait pas dû apercevoir ses cheveux, demeurés cachés par la coiffe.
Or, n'importe quel observateur peut voir autour du visage, l'image d'une chevelure
abondante et désordonnée, retombant sur les épaules. L'image des cheveux semble,
à première vue, exclure l'image d'une telle coiffe.
La seule explication possible est qu'il s'agit
de deux images superposées ; sur la première, la tête du Christ recouverte
de la coiffe, apparaît au début du phénomène d'impression de l'image; effectivement,
sur l'image positive, les bandes claires qui entourent la totalité du visage,
correspondent exactement à cette coiffe. La seconde, est celle où, ayant traversé
le Linceul, le Christ en gloire, débarrassé de sa coiffe, apparaît couronné
de ses cheveux mais étrangement, comme s'il portait une perruque.
Cette superposition d'images nous éclaire sur
le processus de formation de l'empreinte du Linceul : dans un premier temps,
le bonnet s'interpose entre la source du rayonnement et le linge en y laissant
sa silhouette : Après la dématérialisation du corps, le bonnet s'affaisse
sur lui-même et le corps du Christ, devenu immatériel ou insubstantiel, est
traversé par la partie supérieure du Linceul en y laissant l'image de ses
cheveux.
Cette nouvelle donnée renforce l'hypothèse d'un processus de formation d'image
relativement lent.
Sur la partie dorsale, la seule forme décelable,
pouvant rappeler cette coiffe, est ce qui a, toujours, été pris pour une natte
de cheveux.
Or, cette forme prend naissance trop haut sur l'arrière de la tête, pour être
une natte.

La tête vue de l'arrière.
De plus, on observe que les cheveux tombent
sur les épaules, tant sur l'image frontale que dorsale or, les deux formes
de coiffure s'excluent mutuellement ; il n'est pas possible d'avoir en même
temps les cheveux flottants et ramenés en une natte.
Cette forme est plus que probablement la Coiffe retombée sur elle-même, après
la disparition du corps.
(*) Le Suaire de Cahors ou
la " Sainte Coiffe ", par Nathalie et Robert Babinet, in Revue Internationale
du Linceul deTurin, hiver 98, p.21.
Voir également, des mêmes auteurs, " Historique du Suaire de Cahors ", N°
8-9, printemps-été 98, de la même revue.
LA SAINTE TUNIQUE D'ARGENTEUIL
Vénérée comme étant la tunique "inconsutila"
c.-à-d., sans couture, que les soldats se seraient partagés au pied de la
Croix, on possède des documents qui attestent qu'elle a été donnée en l'an
800, par Irène, Impératrice de Byzance, à Charlemagne qui, à son tour, en
confia la garde à sa fille Théodrade, qui avait pris le voile à l'abbaye d'Argenteuil.
C'est là qu'elle se trouve toujours, dans la Basilique Saint-Denys. (*)

La Sainte Tunique lors de l'ostention
de 1984
(in "La Sainte Tunique d'Argenteuil" de François Le Quéré)
La Sainte Tunique porte de nombreuses et larges
marques roussâtres qui semblent être du sang.
Sur ces traces qui occupent une large partie du dos, "l'étoffe est dure et
sèche et les interstices de la trame sont remplis de cette matière de sorte
qu'on ne peut voir le jour'' écrit l'évêque de Versailles, en 1882.
Le devant de la Tunique comporte nettement moins de marques de cette nature.
Dix ans plus tard, des analyses chimiques ont prouvé qu'il s'agissait bien
de sang car on y a trouvé des globules rouges inaltérés, ainsi que des cristaux
caractéristiques d'hémine, qui ne peuvent être obtenus qu'à partir de l'hémoglobine
du sang.
Il y a quelques années, de nouvelles analyses
furent reprises.
Sur les photos du dos de la tunique, prises à l'infrarouge, on distingue une
plaque de sang séché de 15 cm sur 15 cm, située à l'extrémité de l'omoplate
gauche.
Cette tache correspond à la grande tache de sang circulaire que l'on aperçoit
sur l'épaule de l'homme du Linceul et que l'on attribue au portement de la
croix. Une série de cinq taches en chapelet correspond à la crête des vertèbres
thoraciques.
Elle se prolonge en dessous de la ceinture par trois petites taches correspondant
aux vertèbres lombaires et se termine par une grande tache à hauteur du sacrum.
Une autre tache importante se trouve à l'endroit où une ceinture ou un cordon
a arrêté le flux de sang ruisselant des plaies de la flagellation et que l'on
retrouve, coagulé sur les reins de l'homme du Linceul. Une étude comparative
des taches de sang sur la Tunique et les marques de blessure du Linceul a
été menée à l'Institut d'Optique d'Orsay grâce à la numérisation de documents
photographiques.
Les résultats viennent d'être publiés.
Ils démontrent la correspondance entre les taches des deux reliques.
On a souvent opposé la Sainte Tunique d'Argenteuil
à la Sainte Robe de Trèves.
En réalité, il n'y a pas d'incompatibilité entre les deux vêtements.
Ils sont tous deux sans couture et leur antiquité est attestée par des documents
depuis le VIéme siècle mais ils sont très différents.

La Sainte Robe de Trèves (in "Der Heilige
Rock zu Trier" Paulinus Verlag).
La Sainte Robe est plus ample ; sa largeur
sous les bras est de 1,09 m. alors que la Sainte Tunique ne fait que 90 cm.
Rien ne s'oppose à ce que Jésus les ait portées l'une sur l'autre, la tunique
comme une longue chemise, à même la peau et la Robe par-dessus comme un manteau.
Il est probable qu'on ait ôté la Robe au Christ avant sa passion, ce qui expliquerait
qu'elle ait été épargnée par les taches de sang.
(*) " La Sainte Tunique d'Argenteuil
", op.cit. voir également ; Du Linceul de Turin à la Tunique d'Argenteuil,
in " Revue Internationale du Linceul de Turin ", N°10, Automne 1998, p.21.
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